ESPAGNE

du 24 février au 17 mars 2020

(2 603 km)

Drapeau espagnol


Jean-Paul et Monique MOUREZ à bord de l'Exsis


4. de PUERTO- DE NAVACERRADA à MADRID


39 691 Jeudi 5 mars 2020 : de PUERTO DE NAVACERRADA à SAN IDELFONSO LA GRANJA (45 km)

Bivouac dans le Puerto de Navacerrada
Bivouac dans le Puerto de Navacerrada
Journée grise, pluvieuse et venteuse, d'autant plus que nous sommes stationnés juste sous le col, à 1 798 m d'altitude. D'où lever paresseux, puis travail à l'intérieur : j'achève la mise au propre du livre de Stanley, tandis que Monique échange quelques courriers et et téléphones avec des membres de sa famille, puis navigue un peu sur Geneanet. Elle complète ainsi sa généalogie et la concrétise sur quelques pages où elle dispose les portrait peints par Mary Bony.

Vers 17:00 nous remontons au col où, en plus des gouttes de pluie nous essuyons quelques flocons de neige, puis entamons la longue descente abrupte à travers la forêt dont les épingles à cheveux nous ramènent beaucoup plus bas (1 148 m) dans la grande cour précédant le château de La Granja. Mais à 17:48 il est trop tard pour le visiter, malgré tout le bien qu'en dit le G.V. Monique soulevant alors le besoin de compléter notre épicerie, nous rallions rapidement le Lidl de Segovia, à 13 km. Dans la nuit, de retour à La Granja, nous nous installons sur un grand parking tranquille devant la Real Fabrica de Cristales que nous visiterons demain matin.


39 736     Vendredi 6 mars 2020 : de LA GRANJA à MADRID (107 km)
Nuit confortable dont nous émergeons bien reposés, mais un peu effrayés par le vent très froid qui souffle sur la petite ville. Heureusement les anciens bâtiments industriels de la manufacture sont à deux pas, et vers 10:00, bien emmitouflés, nous nous hâtons de gagner ses murs. Bbivouac à San Ildefonso
Bivouac à San Ildefonso
San-Ildefonso-Real-Fabrica-de-Cristales
San Ildefonso : Real Fabrica de Cristales
FABRIQUE DE CRISTAUX DE CHARLES III

Ce bâtiment est l'un des exemples les plus importants de l'architecture industrielle du Siècle des Lumières.

Après l'incendie qui se produisit en 1770 dans la fabrique de rabots situé à l'intérieur de la ville, Carlos III ordonna que la nouvelle usine soit construite à côté de la fontaine du prince.

Le maçon José Díaz Gamones fut chargé d'élaborer le projet d’un bâtiment qui devait allier utilité et beauté.

Au début du XXe siècle, la coopérative de travailleurs la Esperanza lança une nouvelle ligne de production.

En 1972, le bâtiment fut abandonné, et dix ans plus tard, on constitua La Fondation du Centre National du Verre pour le restaurer et y installer un musée, une école et un centre de production.


La plupart des pièces ne sont pas chauffées, mais au moins sommes-nous à l'abri, et leur parcours est plein d'intérêt, puisque les grandes et longues salles voûtées ont conservé quelques fours (dont le four central circulaire en brique où l'on fabriquait et coulait le verre) ainsi qu'une partie des machineries, le tout complété de quelques notices assez explicites (même si uniquement en espagnol…).

À la boutique :

Real-Fabrica-de-Cristales-flacons
Flacons
Real Fabrica de Cristales de San-Ildefonso :
                  verre à boire gravé
Real Fabrica de Cristales de San-Ildefonso :
verre à boire gravé


lustre
Lustre
Bouteilles carrées gravées
Bouteilles carrées gravées

grand-lustre-colore
Grand lustre coloré
Détail du grand lustre coloré
Détail du grand lustre coloré

Dans l'atelier :

San-Ildefonso-Real-Fabrica-de-Cristales---grand-four-central-de-la-rotonde
Real Fabrica de Cristalesde San-Ildefonso :
grand four central de la rotonde

Rotonde de la Real Fabrica de Cristales
Voûte de la rotonde de la Real Fabrica de Cristales

Planche de l'Encyclopédie de Diderot :
                  fabrication du verre plat
Planche de l'Encyclopédie de Diderot : fabrication du verre plat
Table de fabrication des glaces planes
Table de fabrication des glaces planes

Real Fabrica de Cristales : grande galerie des
            machines
Real Fabrica de Cristales : grande galerie des machines

Dans une cour voisine on accède à un atelier de soufflage du verre, toujours spectaculaire, comme nous en avions vu en Suède. Plusieurs artisans s'activent à manier la longue canne avec laquelle ils prélèvent la matière fondue dans le grand four puis la façonnent avec une habileté consommée.
Real-Fabrica-de-Cristales
Chauffe du cristal dans le four
four
Real-Fabrica-de-Cristales
Façonnage du cristal
Real-Fabrica-de-Cristales
Real-Fabrica-de-Cristales
Real-Fabrica-de-Cristales
meule-a-graver-le-cristal
Meule à graver le cristal
À côté c'est l'atelier de taille et de gravure, où malheureusement  nous ne verrons personne travailler sur les meules, mais admirons quand même quelques productions exposées.

Le clou du musée demeure les vastes salles d'exposition aménagées dans le local où se trouvait la machine hydraulique du XVIIIe utilisée pour mouvoir les moulins et autres appareils nécessaires à la production. Tout autour, dans des vitrines un récapitulatif des productions historiques de la Manufacture, et surtout, à l'étage supérieur, un exposition passionnante de productions internationales contemporaines. J'ai du mal à choisir les pièces que je préfère et dont je garderai le souvenir dans ma caméra...

Prototypes de la serie Caleida 1985 par Tony
                  Zuccheri
Prototypes de la série Caleida (1985) par Tony Zuccheri
Infanta Margarita, par Raque Stolarski-Assael
                  (Mexico 1990)
Infanta Margarita, par Raque Stolarski-Assael (Mexico 1990)

Sans-titre-par-Massimo-Lunardon
Sans titre, par Massimo Lunardon
Ocean-Dancer-par-Stephen-Dee-Edwars-(USA)-1983
Ocean Dancer, par Stephen Dee-Edwars (USA, 1983)

Sans titre, par Massimo Lunardon (Italie, 2000)
Sans titre, par Massimo Lunardon (Italie, 2000)
San-Ildefonso-Real-Fabrica-de-Cristales
La grande salle d'exposition du verre contemporain
Monique admire...
Monique admire...
Wind, par Sholko Yamashina (Japon)
Wind, par Sholko Yamashina (Japon)

Vitrail 
Vitrail de St Nicolas
S.T. par Suzanne Koskimaki 2015
S.T. par Suzanne Koskimaki (2015)

En sortant nous mangeons un peu, puis allons stationner juste devant le château de La Granja, construit en 1731 par un petit-fils de Louis XIV monté sur le trône d'Espagne en tant que Filipe V, avec l'intention de perpétuer le souvenir de Versailles où il avait passé son enfance… D'où un décor baroque très riche, élégant (Louis XV) et raffiné, mais aussi un étalage de dorures et de fioritures, admirables certes dans le dessin et la réalisation, mais qui ne correspondent pas vraiment à notre goût actuel. Entrée de La-Granja, Sa Ildefonso
Entrée de La Granja, San Ildefonso et la chapelle royale

Nous traverserons les enfilades de pièces en remarquant à droite et à gauche tel tableau ou telle statue particulièrement bien venus, ou tel plafond peint et mouluré d'or. Chaque pièce présente généralement un ensemble harmonieux, et toutes sont éclairées par de grandes portes et fenêtre donnant sur le parc et les jardins sur fond de montagne enneigées. Ils constituent sans doute la partie la plus intéressante de la propriété, du moins pour notre sensibilité actuelle, mais les statues (façon parc de Versailles) sont enveloppées d'une toile protectrice, les groupes dorées des fontaines ne crachent plus leurs jets d'eau dans les bassins asséchés… et le vent froid nous dissuade de nous y hasarder. Bien peu d'images de tout cela, prises à la sauvette puisqu'ici encore « No photo ! ».

Bassins asséchés du parc de La Granja
Bassins asséchés du parc/jardin de La Granja

La
            Granja
Les statues emmitouflées dans le  parc de La Granja depuis l'étage

La-Granja-de-San-Ildefonso-galerie-des-bustes-romains
La Granja de San Ildefonso : galerie des bustes romains
La-Granja-de-San-Ildefonso
La Granja de San Ildefonso

La-Granja-tableau-Felipe-V-entoure-de-sa-famille-par-van-Loo-1743
Le salon avec le tableau de L.M. van Loo : Felipe V et sa famille
La-Granja-Felipe-V-entoure-de-sa-famille-par-L.M-van-Loo





































                  (1743)
La Granja : le constructeur Felipe V entouré de sa famille, par L.M. van Loo (1743)

La-Granja-de-San-Ildefonso
Détail du tableau : Felipe V entouré de sa famille, par L. M. van Loo (1743)

La Granja de San-Ildefonso : chambre à coucher
La Granja de San-Ildefonso : chambre à coucher
Vue sur le jardin depuis la chambre
Vue sur le jardin, la gloriette et sa cascade depuis la chambre

La-Granja-de-San-Ildefonso
Console et fauteuil rocaille
La-Granja-de-San-Ildefonso-fauteuil-Louis-XV
Fauteuil Louis XV
La-Granja-de-San-Ildefonso
La Granja de San Ildefonso
La-Granja-de-San-Ildefonso
Grand lustre en cristal du salon
La Granja : rez-de-chaussée
La Granja : rez-de-chaussée
La-Granja-de-San-Ildefonso : jardin depuis la
                  gallerie au rez-de-chaussée
La Granja : jardin depuis la galerie au rez-de-chaussée

En sortant du palais nous faisons un petit détour par la basilique et chapelle royale.

C'est un bijou précieux où l'or brille de tous ses feux autour des grands tableaux impeccablement restaurés, les voute couvertes de fresque et les sombres boiseries des stalles du chœur parfaitement cirées. San-Ildefonso La Granja : coupole de la
                  basilique
La Granja de San-Ildefonso : coupole de la basilique

Stalles du choeur de la basilique
Stalles du chœur de la basilique

En traversant la grande cour d'accès le vent froid nous saisit à nouveau tandis que le soleil apparait discrètement. En nous réchauffant dans l'Exsis je jette un coup d’œil sur la carte météo Venturski pour rechercher une zone dénuée de nuages et à température plus agréable. La côte méditerranéenne autour de Valencia, à un peu plus de 400 km est toute dégagée et la température avoisine les 20° ! Il n'y a pas à hésiter, ce sera notre destination pour ce soir.

La-Granja-de-San-Ildefonso sous le soleil
En quittant La Granja de San-Ildefonso sous le soleil

Puerto-de-Navacerrada
Puerto de Navacerrada en direction de Madrid
Je programme le GPS qui nous fait remonter les 1800 m du col de Navacerrada pour redescendre vers Madrid, traverser la capitale et enligner l'Autoroute du Sud-est. Très belles vues depuis les miradores hier dans l'ombre et les nuages, puis descente vers le plateau madrilène où nous retrouvons un soleil et une température douce ignorés sur le versant nord de la Sierra de Guadarrama. Je cherche - en vain - une fontaine où brancher le tuyau de remplissage de la citerne du bord à peu près à sec, ou un robinet à bon débit disponible sur une station service…

Nous progressons assez vite sur le dense réseau d'autoroute sillonnant la région métropolitaines lorsque Monique, qui a branché son McBook sur la prise avant et chatte avec Hubert, s'avise de consulter la météo de Madrid pour les prochains jours. Surprise, le ciel doit se dégager progressivement et la température remonter vers 16°, 18° et même 20° pendant le week-end. Changement de plan, nous sortons de l'autoroute A3 dans le quartier de Vilcavaro, au sud-est, et nous mettons en quête du parking tranquille pour camping-car indiqué par notre ami rennais.

Dans le soir qui tombe, nous rejoignons le Bulevar de Jose Prat, angle Cordel de Pavones, nous engageons sur la voie de service devant un petite centre commercial, le contournons vers l'arrière au sud pour découvrir une suite de stationnements bien plats en bord de parc qui semblent constituer un excellent bivouac. Avant de nous installer pour la nuit je remonte sur l'Avenida de la Democracia où une station Star offre un point d'eau convenable (et gratuit !). J'y fais bien sûr le plein des réservoirs d'eau et de carburant.
Station-service-CEPSA-avec-eau-a-Madrid-Av.
                  Democracia
Station-service CEPSA avec eau à Madrid Av. Democracia

Il est passé 20:00, nous sommes maintenant parés pour les jours à venir… Souper, un peu de courrier et d'écriture, demain nous pourrons gagner la station de métro voisine pour poursuivre notre découverte de Madrid.


39 843 Samedi 7 mars 2020 : MADRID (21 km)
Madrid : bivouac Calle de las Poetas
Madrid : bivouac 42, Calle de los Poetas
Beau temps au réveil vers 8:30, sans que la rumeur de la ville et des autoroutes qui la sillonne autour de nous n'aient gêné notre sommeil. Le soleil tape sur l'avant de l'Exsis opportunément tourné du côté est, si bien que les batteries ne tardent pas à faire leur plein. Je complète le carnet de bord déjà entrepris hier soir, jusqu'à ce que Monique se lève, se douche et réchauffe sa tisane prête depuis longtemps.

Aujourd'hui nous viserons la visite du Musée Thyssen-Bornemisza, beaucoup plus séduisante semble-t-il que celle du Prado. Enfin vers 10:30 nous quittons notre confortable et pratique bivouac pour gagner à nouveau la Calle de Antonio Maura où nous sommes rapidement rendus en une quinzaine de minutes, l'autoroute s'enchaînant aux grandes avenues et le trafic du samedi matin étant nettement plus fluide qu'en semaine. Cette fois encore une place se libère assez rapidement sur cette large rue assez dégagée, juste en dessous du parc du Retiro.  Nous commençons par déjeuner pour affronter en forme le parcours de cet autre grand musée, tant par le nombre des salles et des œuvres exposées que par leur qualité.

Une courte marche sous un beau soleil printanier nous fait passer devant la noble façade de l'Ancienne Bourse, puis traverser le Paseo du Prado étonnamment vert pour la saison.
Madrid : l'Ancienne Bourse
Madrid : l'Ancienne Bourse
Depuis le Paseo do Prado, le beffroi du Palaccio
                  de Cibeles (Officina de Correos)
Depuis le Paseo do Prado, le beffroi du Palaccio de Cibeles (Officina de Correos)
Madrid : Paseo do Prado
Madrid : Paseo do Prado, près du Monument aux victimes du 2 mai 1808
Agréable promenade donc, jusqu'à l'entrée du Musée luxueusement logé dans le palais du comte de Villahermosa. Museo Thyssen-Bornemisza, luxueusement logé dans
                  le palais du comte de Villahermosa
Museo Thyssen-Bornemisza, luxueusement
logé dans le palais du comte de Villahermosa


Occasion inespérée, nous avons la chance de tomber sur une superbe exposition/événement consacrée à Rembrandt portraitiste. Nous la parcourons avec plaisir, profitant de cette opportunité de découvrir une superbe synthèse des portraits du grand maître hollandais, confronté à ses devanciers et confrères.

Portrait d'une femme (Maria van Sinnick ?) par
                  Rembrandt (ca. 1654-55)
Portrait d'une femme (Maria van Sinnick ?)
par Rembrandt (ca. 1654-55)
Portrait-d'un-homme-a-son-pupitre par Rembrandt
                  (
Portrait d'un homme à un pupitre, par Rembrandt (1631)


expo-Rembrandt


L'exposition Rembrandt et le portrait à Amsterdam, 1590-1670 offre un large panorama du genre du portrait à Amsterdam au XVIIe siècle, à travers le célèbre peintre néerlandais, autour duquel tourne l'exposition.

La sélection minutieuse des œuvres donne une idée de ce qu'étaient les portraits avant que Rembrandt (1606-1669) ne quitte Leyde, sa ville natale, pour s'installer dans une ville offrant un plus grand potentiel commercial. Les innovations qu'il a adoptées - et qui ont été poursuivies par ses disciples, ses imitateurs et ses rivaux les plus directs - l'évolution de sa peinture et le tournant pris par le genre dans les années 1650 sont le sujet de l'exposition.

Tradition et innovation
Bien que le portrait du début du XVIIe siècle soit fermement ancré dans la tradition artistique, de nouveaux éléments se sont progressivement intégrés. Vers 1600, des artistes tels que les frères Pieter et Aert Pietersz et Cornelis Ketel ont exploré des portraits de trois-quarts de longueur avec des fonds architecturaux dans lesquels l'importance était attachée à quelques détails très expressifs, comme les mains. Cette première salle comprend de bons exemples du type de personnes que le visiteur trouvera représentées au cours de sa promenade : moins de nobles et d'autorités ecclésiastiques que de marchands, de membres de l'élite et de la bourgeoisie de la ville, d'artistes et de directeurs d'institutions. Certains sont représentés seuls, d'autres en groupe, comme dans le tableau de Frans Badens, Les gardes civiques de la compagnie du capitaine Arent ten Grootenhuys et du lieutenant Jacob Florisz Cloeck (1608), qui a été accroché dans le hall d'entrée du musée en raison de sa grande taille. Le portrait de Gerard Reynst par Badens (1613) est également remarquable.

Une nouvelle génération
Quatre peintres se distinguent parmi les prédécesseurs directs de Rembrandt : Cornelis van der Voort, Werner van den Valckert, Nicolaes Eliasz Pickenoy et Thomas de Keyser. Van der Voort apporte des nouveautés au genre, notamment en donnant à ses clients une apparence plus naturelle, comme en témoignent ses Gouverneurs des hôpitaux (1617) ou le portrait de Margaretha Vos (vers 1621). Van den Valckert est un innovateur qui introduit les portraits historiés aux compositions équilibrées. Ce type de représentation, illustré par son Portrait de famille comme allégorie de la Caritas, avec un autoportrait de l'artiste (1623), se retrouve également dans le répertoire de Claes Moyaert. Pickenoy, s'inspirant de la tradition, utilise des touches de pinceau très raffinées dans ses tableaux pour créer des effets de clair-obscur, qu'il combine avec une étude minutieuse de la pose du modèle. Le succès de De Keyser tient à l'attention qu'il porte à ses figures par rapport à l'espace environnant et à l'harmonie entre elles.

Les premiers portraits de Rembrandt
Rembrandt arrive à Amsterdam en 1631. Durant ses premières années, le peintre et marchand Hendrick Uylenburgh a joué un rôle essentiel en l'introduisant sur le marché de l'art et dans les cercles sociaux. Les premiers portraits de Rembrandt reflètent les connaissances et les réalisations de ses prédécesseurs dans la profession, tels que Werner van den Valckert, à qui il a emprunté - et transformé - quelques procédés, les combinant avec d'autres de sa propre invention, comme le mouvement ou l'action dans laquelle sont engagés ses modèles. L'unité de la composition et la cohérence de ces premiers tableaux d'Amsterdam lui valent un grand succès. Ces nouveautés - par exemple le sujet tête tournant la tête et  interrompant son activité - sont visibles dans des œuvres comme le Portrait d'un homme au bureau (1631), dans le corps doucement tordu du Portrait d'un jeune gentleman (1633-34), ainsi que dans les postures de la femme qui est peut-être sa sœur Elisabeth van Rijn. Cette salle présente également quelques exemples de «tronies», tels que le Buste d'un vieil homme en costume de fantaisie (1635).  Cette forme de représentation typiquement hollandaise, qui n'est pas un portrait en tant que tel mais la représentation d'un type, est devenue un genre artistique à part entière.

Rembrandt et ses concurrents
Rembrandt s'est établi à Amsterdam à une époque où la ville comptait un important groupe de portraitistes qui profitaient de la demande croissante et de plus en plus exigeante pour ces œuvres, conséquence de l'économie florissante de la ville et de l'essor du marché de l'art. L'un des rivaux les plus célèbres de Rembrandt durant ces premières années était Frans Hals, qui était basé à Haarlem mais recevait d'importantes commandes d'Amsterdam. Hals était un superbe portraitiste qui saisissait ses modèles dans des poses décontractées et très naturelles. Cette section comprend également un exemple de portrait d'enfant exécuté d'un point de vue audacieux par Jacob Backer. Dirck Santvoort est représenté par deux portraits de groupe, les magnifiques Gouvernantes et Gardiennes de la Spinhuis (1638) et le Portrait d'un garçon probablement identifié comme Jan van Loon (1636). Enfin, la salle présente des œuvres de l'Allemand Joachim von Sandrart, l'un des artistes étrangers qui ont tenté leur chance dans la florissante Amsterdam.

Un changement de style
La production de portraits et d'autres types de peintures de Rembrandt diminue considérablement dans les années 1640s. Les temps sont durs pour l'artiste. sa femme Saskia meurt en 1642 et, vers la fin de la décennie, il se retrouve au tribunal pour sa relation avec Geertje Dircks, une domestique. Cependant, toujours en 1642, il a achevé l'une des plus grandes réalisations de la peinture universelle, la Ronde de nuit. D'autres jeunes artistes commencent à se faire remarquer sur la scène et adoptent de nouvelles formules qui qui annoncent une évolution des goûts. C'est le cas de Govert Flinck, dont les peintures sont plus vivement colorées et montrent l'influence d'Anthony van Dyck ; un autre est Gerbrand van den Eeckhout, l'élève de Rembrandt, dont les premiers échos des enseignements de son maître ont fait place à de nouvelles approches stylistiques. À cette époque, émerge une mode de portraits en petits formats montrant des clients dans des scènes comme le Chirurgien Jacob Fransz et sa famille (1669) d'Egbert van Heemskerck.

Des voies divergentes
À partir de 1640, le marché du portrait est dominé par des peintres tels que Bartholomeus van der Helst, Ferdinand Bol et Govert Flinck, qui portaient une attention particulière à la pose et représentaient leurs modèles dans des décors soigneusement agencés, comme l'illustre le portrait de Frederick Sluysken par Bol (1652). On peut également citer l'oeuvre de Van der Helst Portrait d'un homme avec des documents (vers 1655), restauré spécialement pour l'exposition, et Chefs de la maison de garde civique des Arquebusiers (1655), qui présentent un éclairage doucement équilibré et des couleurs saisissantes.

Au cours de ces années, les portraitistes d'Amsterdam se sont inspirés de modèles provenant d'autres régions d'Europe et ont obtenu des résultats élégants et raffinés. Rembrandt réagit aux changements du marché d'une manière tout à fait personnelle, en appliquant à ses œuvres ce que l'on a appelé sa "manière rude" - jusqu'alors réservée aux tronies - qui lui valut d'être salué comme une célébrité en dehors de son pays natal. La paire de portraits de Washington, datée d'environ 1654-55, est un excellent exemple de cette période.

Rembrandt et ses concurrents : Dernières années
Le portrait à Amsterdam a connu un changement majeur dans les années 1660 et 1670 en raison du succès de certaines tendances importées, comme l'illustrent les images de cette section, où les poses raffinées, les vêtements et les gestes des modèles - marchands ou dignitaires - sont en accord avec les goûts de la cour européenne. Ces nouveaux développements sont parfaitement incarnés par les peintures de Jacob van Loo, Jiirgen Ovens et Karel Dujardin. Dans cette dernière étape de sa carrière, Rembrandt reste néanmoins fidèle à un style dans lequel les ombres et les tons sombres et contrastés sont prédominants et où les figures sont construites à partir de coups de pinceau chargés de de peinture épaisse et visqueuse qui remplissent l'ensemble de l'œuvre d’expressivité Les portraits de son fils Titus, Jeune homme au béret noir (vers 1662), et la scène mythologique de Vénus et Cupidon (vers 1657) - pour lesquels on suppose qu'il a utilisé sa partenaire Hendrickje Stoffels et leur fille Cornelia comme modèles - sont enveloppées d'une chaleur incomparable.

Rembrandt : Portraits gravés
Tout au long de sa carrière artistique, en parallèle à son oeuvre de peintre, Rembrandt a été extrêmement actif en tant que graveur et a réalisé de nombreux portraits des membres de son cercle le plus proche, tels que ses parents et amis. Parmi eux, on peut citer la superbe gravure de Jan Six (1647), qui illustre la maîtrise qu'il a atteinte dans la gradation des gris. L’Auto-Portrait (1639) montrant l'artiste le bras appuyé sur une pierre rappelle un portrait typique de la Renaissance italienne. Une esquisse à l'huile et une gravure du calligraphe Lieven Willemsz Coppenol ont été choisis pour illustrer ses méthodes de travail, ainsi que sa plaque d'eau-forte et la gravure du marchand d'estampes Clément de Jonghe.

Pour clore l'exposition, cette salle comprend l'impressionnant fragment conservé de La Leçon d'anatomie du Dr Jan Deijman (1656) de Rembrandt, dont la composition originale est connue par un dessin.


Portrait d'homme, par Cornelis Ketel (1594)
Portrait d'homme, par Cornelis Ketel (1594)
Portrait de femme. par Cornelis Ketel (1594)
Portrait de femme. par Cornelis Ketel (1594)

Portrait-de-famille-par-Pieter-Isaacz-ca.1603-05
Portrait de famille, par Pieter Isaacz (ca.1603-05)

Portrait-de-famille-par-Cornelis-van-der-Voort-1620

Portrait de famille, par Cornelis van der Voort (1620)
Portrait de famille, par Cornelis van der Voort
                  (1620) (détail)

Buste d'un vieil homme en costume de fantaisie,
                  par Rembrandt (1635)
Buste d'un vieil homme en costume de fantaisie,
par Rembrandt (1635)

Portrait-d'une-jeune-fille,-identifiee-comme-Elizabeth-van-Rijn,-soeur-du-peintre-par-Rembrandt
Portrait d'une jeune fille, identifiée comme Elizabeth van Rijn,
sœur du peintre, par Rembrandt


Jeune femme en costume de fantaisie, probablement
                  Saskia Uylenburgh (1633)
Jeune femme en costume de fantaisie, probablement Saskia Uylenburgh (1633)
Autoportrait portant un chapeau et deux chaines,
                  par Rembrandt (ca.1642-43)
Autoportrait portant un chapeau et deux chaines, par Rembrandt (ca.1642-43)

Portrait de femme, par Nicolaes Eliasz Pickenoy (1635)
Portrait de femme, par Nicolaes Eliasz Pickenoy (1635)

Dirk Bas-Jacobsz et sa famille, par Dirck
                  Santvoort (ca.1635) détail
Dirk Bas-Jacobsz et sa famille, par Dirck Santvoort (ca.1635) détail
Portrait d'un enfant, possiblement Jan van Loon
                  par Dirck Santvoort (1636)
Portrait d'un enfant, possiblement Jan van Loon par Dirck Santvoort (1636)

Les Régents de la garde civique des arquebusiiers, par
            Bartholomeus van der Helst (1655)
Les Régents de la garde civique des arquebusiers, par Bartholomeus van der Helst (1655)

Enfant jouant au golf sur la plage, par
                  Bartholomeus van der Helst (ca.1658-59)
Enfant jouant au golf sur la plage, par Bartholomeus van der Helst (ca.1658-59)
Frederick Sluysken, par Ferdinand Bol (1652)
Frederick Sluysken, par Ferdinand Bol (1652)

Femme portant une cape de fourrure, probablement
                  Hendrijcke Stoffels, par Rembrandt (1652)
Femme portant une cape de fourrure, probablement Hendrijcke Stoffels, par Rembrandt (1652)
Le Porteur de drapeau, possiblement Jan van
                  Halewijn, par Rembrandt (1654)
Le Porteur de drapeau, possiblement Jan van Halewijn, par Rembrandt (1654)

Jeune homme au béret noir, par Rembrandt (1662)
Jeune homme au béret noir, par Rembrandt (1662)
Jacques Loones, par Jacob van Loo (1656)
Jacques Loones, par Jacob van Loo (1656)

Autoportrait-avec-Saskia-par-Rembrandt-1636
Autoportrait avec Saskia, par Rembrandt (1636)
Autoportrait reposant sur un seuil en pierre, par
                  Rembrandt (1639.)
Autoportrait reposant sur un seuil en pierre, par Rembrandt (1639)

Puis je consacre le reste de la journée au tour des nombreuses salles du très beau musée, beaucoup plus agréable que le Prado, moins étendu et plus varié. Ce qui se soldera, avec ma manie habituelle de photographier - presque - tout ce qui me plait par plus de 150 photos et autant de notices dont la mise au propre occupera les deux prochains jours.

Le joyeux violoniste, par Gerrit van Honthorst
                  (ca.1624)
Le joyeux violoniste, par Gerrit van Honthorst (ca.1624)
Famille dans un paysage, par-Franz Hals
                  (1645-48)
Famille dans un paysage, par Franz Hals (1645-48) détail

Paysage de montagne avec château, par Roelandt
                  Savery (1609)
Paysage de montagne avec château, par Roelandt Savery (1609)
Nature morte avec chat et raie, par
                  Jean-Baptiste-Simeon Chardin (1728)
Nature morte avec chat et raie,
par Jean-Baptiste-Siméon Chardin (1728)


Mer-calme-par-Claude-Joseph-Vernet-1748
Mer calme, par Claude-Joseph Vernet (1748)
La Balançoire, par Jean Honoré Fragonard
                  (ca.1750-52)
La Balançoire, par Jean Honoré Fragonard (ca. 1750-52)

Portrait de Madame Bouret en Diane, par Jean-Marc
                  Boucher (1745)
Portrait de Madame Bouret en Diane, par Jean-Marc Boucher (1745)
Portrait d'Isabelle et John Stewart, par Charles
                  Wilson Peale (ca.1773-74)
Portrait d'Isabelle et John Stewart, par Charles Wilson-Peale (ca. 1773-74)

Portrait de Fernando VII par Goya ca 1814-15
Portrait de Fernando VII par Goya (ca. 1814-15)
Portrait de Fernando VII, par Goya (ca. 1814-15)
                  - détail
Portrait de Fernando VII, par Goya (ca. 1814-15) - détail

Kingston Point, Hudson River, par Francis A.
                  Silva (ca. 1873)
Kingston Point, Hudson River, par Francis A. Silva (ca. 1873)
Portrait de David Lyon, par Thomas Lawrence
                  (ca.1825)
Portrait de David Lyon, par Thomas Lawrence (ca.1825)

Le Duc d'Orléans montrant son amoureuse par
                  Eugène Delacroix ca. 1825-26
Louis d'Orléans montrant son amoureuse, par Eugène Delacroix
(ca. 1825-26)

Matin de Pâques, par Caspar David Friedrich
                  (ca.1828-33)
Matin de Pâques, par Caspar David Friedrich (ca.1828-33)

Vue du port de Rotterdam, par Johan Barthold
                  Jongkind (1856)
Vue du port de Rotterdam, par Johan Barthold Jongkind (1856)
Le ruisseau La Brèmem par Gustave Courbet
                  (1866)
Le ruisseau la Brème, par Gustave Courbet (1866)

Femme au parasol dans un jardin, par
                  Pierre-Auguste Renoir (1875)
Femme au parasol dans un jardin, par Pierre-Auguste Renoir (1875)
Femme au parasol dans un jardin, par
                  Pierre-Auguste Renoir (1875) - détail
Femme au parasol dans un jardin, par Pierre-Auguste Renoir (1875) - détail

Amazone de face, par Edouard Manet (ca.1882)
Amazone de face, par Edouard Manet (ca.1882)
Chez la modiste, par Edgar Degas (1882)
Chez la modiste, par Edgar Degas (1882)

Ballerine en vert, par Edgar Degas (1877-79)
Ballerine en vert, par Edgar Degas (1877-79)
Carré de l'église Saint Vulfram à Abbeville
                  par Eugène Boudin (1884)
Carré de l'église Saint Vulfram à Abbeville par Eugène Boudin (1884)

La plage à Port-en-Bessin, par Paul Signac
                  (1884)
La plage à Port-en-Bessin, par Paul Signac (1884)
Le feu au bord de la rivière, par Paul Gauguin
                  (1886.)
Le feu au bord de la rivière, par Paul Gauguin (1886)

Chiens courant dans une prairie, par Paul Gauguin
                  (1888)
Chiens courant dans une prairie, par Paul Gauguin (1888)
Mata Tua (Autrefois), par Paul Gauguin (1892)
Mata Tua (Autrefois), par Paul Gauguin (1892)

Inondations à Port Marly, par Alfred Sisley (1876)
Inondations à Port Marly, par Alfred Sisley (1876)

Matin à Moret, fin octobre, par Alfred Sisley (1888)
Matin à Moret, fin octobre, par Alfred Sisley (1888)


Les mangeurs de pomme de terre par Vincent van
                  Gogh 1885
Les mangeurs de pomme de terre, par Vincent van Gogh (1885)
Les Vessenots à Auvers, par Vincent van Gogh
                  (1890)
Les Vessenots à Auvers, par Vincent van Gogh (1890)

Les falaise d'Aval, par Eugene Boudin (1890)
Les falaises d'Aval, par Eugène Boudin (1890)

La Rousse en blouse blanche, par Henri de
                  Toulouse-Lautrec (1889)
La Rousse en blouse blanche, par Henri de Toulouse-Lautrec (1889)
Gaston Bonnefoy, par Henri de Toulouse Lautrec
                  (1891)
Gaston Bonnefoy, par Henri de Toulouse Lautrec (1891)

Méandre du Loing, par Alfred Sisley (1896)
Méandre du Loing, par Alfred Sisley (1896)
Rue St-Honoré en après-midi- Effet de pluie,
                  par Camille Pissaro (1897)
Rue St-Honoré en après-midi - Effet de pluie, par Camille Pissaro (1897)

Me voilà rendu au tournant du siècle, et aussi dans ma visite car après une interruption pour aller déjeuner, je continue ma descente vers le rez-de-chaussée. Mais cette fois les œuvres présentées apparaitront dans l'ordre chronologique inverse de leur création... ce qui n'enlève rien à leur qualité exceptionnelle.
Madrid-Museo-Thyssen-Bornemisza
L'enfilade des salles d'exposition du Museo Thyssen-Bornemisza

Waterloo Bridge, par André Derain (1906)
Waterloo Bridge, par André Derain (1906)
Misia Godebska, par Pierre Bonnard (1908)
Misia Godebska, par Pierre Bonnard (1908)
Franzi devant une chaise sculptée, par Ernst
                  Kirshner (1910)
Franzi devant une chaise sculptée, par Ernst Kirshner (1910)
Marine - L'Estaque, par Georges Braque (1906)
Marine - L'Estaque, par Georges Braque (1906)
Femmes au bain, par Emile Bernard (1889)
Femmes au bain, par Émile Bernard (1889)
La couronne de marguerites, par Maurice Denis
                  (1905-06)
La couronne de marguerites, par Maurice Denis (1905-06)

La maison parmi les roses, par Claude Monet
                  (1925)
La maison parmi les roses, par Claude Monet (1925)
Kiki de Montparnasse, par Kees van Dongen (ca.
                  1922-24)
Kiki de Montparnasse, par Kees van Dongen (ca. 1922-24)

Route de Versailles, Louveciennes, soieil d'hiver
                  et neige, par Camille Pissaro (1870)
Route de Versailles, Louveciennes, soleil d'hiver et neige,
par Camille Pissaro (1870)

Solitude Souvenir de Vigen, par Jean-Baptiste
                  Corot (1866 ,détail)
Solitude - Souvenir de Vigen, Limousin,
par Jean-Baptiste Corot (1866, détail)


Venise le Grand canal, par Eugène Boudin (1895)
Venise le Grand canal, par Eugène Boudin (1895)
Le bain de Diane (La fontaine), par
                  Jean-Baptiste-Camille Corot (ca.1869-70)
Le bain de Diane (La fontaine), par Jean-Baptiste-Camille Corot (ca.1869-70)

Figures-sur-la-plage-a-Trouville-par-Eugene-Boudin-1869
Figures sur la plage à Trouville, par Eugène Boudin (1869)

Moulin près de Delft, par Johan Barthold Jongkind
                  (1857)
Moulin près de Delft, par Johan Barthold Jongkind (1857)
Chemin de halage près Overschie, par Johan
                  Barthold Jongkind (1865)
Chemin de halage près Overschie, par Johan Barthold Jongkind (1865)

Conflans, par Charles-François Daubigny (1874)
Conflans, par Charles-François Daubigny (1874)

Les enfants du pêcheur, par Gustave Courbet (1867)
Les enfants du pêcheur, par Gustave Courbet (1867)


Puis c'est une belle série de peintres américains du XIXe et début XXe :
Scène de plage, par Winslow Homer (ca. 1869)
Scène de plage, par Winslow Homer (ca.1869)

Paysage près de Sherburne, Chenango County, New York par
        Jasper Francis Cropsey (1853)
Paysage près de Sherburne, Chenango County, NY, par Jasper Francis Cropsey (1853)

Coucher de soleil à Yosemite, par Albert Bierstadt
          (ca.1863)
Coucher de soleil à Yosemite, par Albert Bierstadt (ca.1863)

Pêcheurs sur la côte du Labrador, par Willliam Bradford
            (sans date)
Pêcheurs sur la côte du Labrador, par Willliam Bradford (sans date)

Paysage sud-américain, par Frederic-Edwin Church (1856)
Paysage sud-américain, par Frederic-Edwin Church (1856)

Paysage hivernal à Philadelphie, par Thomas Birch (ca.
            1830-45)
Paysage hivernal à Philadelphie, par Thomas Birch (ca. 1830-45)

Puis retour à la peinture européenne, avec d'abord quelques Français et Espagnols :
Paysage de rivière avec un temple antique, par
                  François Boucher (1762)
Paysage de rivière avec un temple antique, par François Boucher (1762)

Paysage de rivière avec ruine et pont, par François
            Boucher (1762)
Paysage de rivière avec ruine et pont, par François Boucher (1762)

Portrait d'une Jeune Dame, par Jean-Honoré Fragonard
            (ca. 1770-72)
Portrait d'une Jeune Dame, par Jean-Honoré Fragonard (ca. 1770-72)

Nuit - Scène de la côte méditerranenne avec
            pêcheurs et bateaux, par Claude Joseph Vernet (1753)
Nuit - Scène de la côte méditerranéenne avec pêcheurs et bateaux, par Claude Joseph Vernet (1753)

Nuit - Scène de la côte méditerranéenne avec
            pêcheurs et bateaux, par Claude Josephe Vernet (1753)
            détail
Nuit - Scène de la côte méditerranéenne avec pêcheurs et bateaux, par Claude-Joseph Vernet (1753)


Nuit Scène de la côte méditerranéenne avec
                  pêcheurs et bateaux, par Claude Joseph Vernet détail
                  (1753)

Nuit - Scène de la côte méditerranéenne avec pêcheurs et bateaux,
par Claude-Joseph Vernet (1753) - détail

Nuit - Scène de la côte méditerranéenne avec
                  pêcheurs et bateaux par Claude Joseph Vernet -
                  détail (1753)

Paysage hivernal avec patineurs et traineaux
                      devant une ville, par Salomin Jacobz van Ruysdael
                      (1660)
Paysage hivernal avec patineurs et traineaux devant une ville,
par Salomon Jacobz van Ruysdael (1660)
Jeune homme jouant de la théorbe par J. G. von
                    Bronchorst 1645
Jeune homme jouant de la théorbe par J. G. von Bronchorst (1645)

Rivière avec pêcheurs, par Salomon Jacobz van
            Ruysdael (1645)
Rivière avec pêcheurs, par Salomon Jacobz van Ruysdael (1645)

Mer orageuse avec voiliers, par Jacob Isaacsz van
            Ruysdael (ca.1668)
 Mer orageuse avec voiliers, par Jacob Isaacsz van Ruysdael (ca.1668)

Santa Casilda, par Francisco de Zurbaran
                  (ca.1635)
Santa Casilda, par Francisco de Zurbaran (ca. 1635)
Sta Casilda, par Francisco de Zurbaran (ca.1635)
Santa Casilda, par Francisco de Zurbaran (ca. 1635) - détail

Christ en croix , par Francisco de Zurbaran
                  (ca.1630)
Christ en croix, par Francisco de Zurbaran (ca.1630)
Christ en croix , par Francisco de Zurbaran
                  (ca.1630) détail
Christ en croix , par Francisco de Zurbaran (ca.1630) détail

St Jerôme, par Jose de Ribera (1634)
St Jerôme, par José de Ribera (1634)
St Jerôme, par Jose de Ribera (1634)
St Jerôme, par José de Ribera (1634)

Le Christ appuyé sur la Croix par El Greco
Le Christ appuyé sur la Croix par El Greco
L'Annociation, par El Greco (ca.1596-1600)
L'Annonciation, par El Greco (ca.1596-1600)

L'Annonciation, par El Greco-(ca.1596-1600)
L'Annonciation, par El Greco (ca.1596-1600) - détail :
la Vierge Marie

L'Annonciation, par El Greco-(ca.1596-1600) : les
                  Anges musiciens
L'Annonciation, par El Greco-(ca.1596-1600) - détail : les Anges musiciens
Portrait d'un couple marié, par Gabriel Zehender
                  (1525)
Portrait d'un couple marié, par Gabriel Zehender (1525)
Portrait de l'empereur Charles V, par Lucas
                  Cranach l'Ancien (1533)
Portrait de l'empereur Charles V,
par Lucas Cranach l'Ancien (1533)


Portrait d'un homme barbu par Hans Cranach 1534
Portrait d'un homme barbu, par Hans Cranach (1534)
Portrait de femme, par Lucas Cranach le Jeune
                  (1539)
Portrait de femme, par Lucas Cranach le Jeune (1539)

Portrait du Doge Francesco Venier par Tiziano (Le
                  Titien) ca. 1554-55
Portrait du Doge Francesco Venier par Tiziano (Le Titien) (ca.1554-55)
Portrait du Doge Francesco Venier, par Tiziano
                  (Le Titien) (ca. 1554-55) détail
Portrait du Doge Francesco Venier, par Tiziano (Le Titien)
(ca. 1554-55) - détail


Portrait du roi d'Angleterre Henry VIII par Hans
                  Holbein le Jeune ca. 1537
Portrait du roi d'Angleterre Henry VIII par Hans Holbein le Jeune (ca.1537)
Portrait d'un homme, par Antonio de Messine (ca.
                  1472-76)
Portrait d'un homme, par Antonio de Messine (ca. 1472-1476)

Portrait de Giovanna degli Albizzi Tornabuoni,
                  par Domenico Ghirlandaio (1489)
Portrait de Giovanna degli Albizzi Tornabuoni, par Domenico Ghirlandaio (1489)
Portrait de Giovanna degli Albizzi Tornabuoni,
                  par Domenico Ghirlandaio (1489)
Portrait de Giovanna degli Albizzi Tornabuoni, par Domenico Ghirlandaio (1489) zoom

Saint Pierre par Simone Martini (1284-1344)
Saint Pierre par Simone Martini (1284-1344)
Portrait d'un garçon (Guidobaldo da Montefreltro
                  ?), par Piero della Francesca (ca.1483)
Portrait d'un garçon (Guidobaldo da Montefreltro ?),
par Piero della Francesca (ca.1483)

Notre-Dame de l'Annonciation, anonyme (ca.
                  1360-1380)
Notre-Dame de l'Annonciation, anonyme (ca.1360-1380)
Notre-Dame de l'Annonciation, anonyme
                  (ca.1360-1380) - détail
Notre-Dame de l'Annonciation, anonyme (ca. 1360-1380) - détail

Je sors à la fermeture du musée, à 19:00, très fatigué de cet autre marathon artistique.  En rejoignant Monique sur notre stationnement Calle de Antonio Maura où elle s'est retirée depuis longtemps, je passe devant l'ancien Palacio de Communicaciones maintenant Palacio de Cibeles... Madrid : Palacio de Comunicaciones
Palacio de Cibeles, maintenant Hôtel de Ville de Madrid

<...dont les superstructure néo-gothiques s'enflamment dans le soleil couchant.

Madrid-Palacio-de-Comunicaciones
Madrid-Palacio-de-Comunicaciones

..tandis qu'au centre du carrefour en avant Cybèle conduit son char tiré par deux gros lions.

Madrid : fontaine de Cibeles (XVIIIe)
Madrid : fontaine de Cibeles (XVIIIe)

Chapiteaux du Palacio de Communicationes
Chapiteaux du Palacio de Communicationes ou Palacio de Cibeles (1907)
Madrid-Palacio-de-Comunicaciones

Nous retournerons dormir sur la Calle des Poetas, au sud-ouest, puisque ce quartier nous a semblé des plus propices à un bon repos. Route rapide par la grande Avenida de la Mediterranea, puis l'autoroute ; quinze minutes plus tard nous tournons un peu pour retrouver une place bien orientée et plane, et y installons notre bivouac pour souper, travailler un peu et nous endormir au calme.


Mars 2020 : Espagne Madrid) 5

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